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Vous êtes ici : Un peu de technique Le footing de l'orienteur
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Plutôt que de courir bêtement en faisant votre footing habituel, emmenez donc de la lecture ! Une bonne vieille carte y pourvoira. Améliorer sa lecture de carte pendant la course est un facteur-clé de progression en course d’orientation.

Tracez-vous ou faites-vous tracer un itinéraire sur une carte sans rapport avec votre lieu de footing avec si possible un grand nombre de poste à poste et "réalisez" virtuellement cet itinéraire.

Footing à deux (ou plus)

Même si j’ai du mal à imaginer notre révérée secrétaire et notre non moins révérée trésorière se plonger dans la lecture assidue de carte pendant le footing hebdomadaire qu’elles réalisent ensemble, on peut à deux, faire de multiples exercices de lecture : Nathalie que nous appellerons A et Florence que nous appellerons B lisent et mémorisent un inter-poste pendant quelques secondes. Puis A cesse de lire la carte et décrit de mémoire l’itinéraire mémorisé à B -sans oublier au passage de râler sur les inscriptions aux courses après délais. B continue à lire en réprouvant également ces fréquents retards, et en approuvant ou demandant des précisions sur l’itinéraire mémorisé, et sur le pourquoi du comment. A et B peuvent aussi relire simplement une carte de course récente en commentant leurs choix d’itinéraires, de points d’attaque, les fautes commises, comment ne pas les refaire, et zut j’ai oublié d’acheter du lait, et Machin n’a toujours pas envoyé son certificat médical...

Footing seul

Lisez un circuit avec de nombreux postes à postes pendant votre sortie en n’oubliant pas de respecter le sacro-saint enchaînement des actions fondamentales. Par exemple, du poste 1 au poste 2 :
A connaître son point d’attaque pour le poste 2
B construire son itinéraire à l’envers à partir de ce point d’attaque. Quand ces deux points sont remplis vous pouvez alors quitter le poste 1 (bien sûr, vous faites ces 2 actions en courant, mais pendant une course vous ne devriez pas quitter le poste 1 sans avoir réalisé celles-ci, d’ou l’intérêt de l’anticipation)
C bien s’orienter en sortie de poste. Lors du footing, il s’agit de s’arrêter juste le temps de vous orienter et d’orienter la carte le plus rapidement possible face à la direction choisie pour la sortie de poste (boussole indispensable), puis reprendre votre footing.
D Connaître la définition du poste 2 à venir
E Je passe "effectivement" au point d’attaque et je passe en lecture fine jusqu’au poste.

Vous remarquerez que les actions A- B- D s’effectuent pendant votre footing dans les mêmes conditions qu’en course puisque c’est un travail d’anticipation, de mémorisation et « d’imagination », nul besoin dans ce cas d’être réellement sur la carte que vous tenez entre les mains. Il vous manquera simplement de pouvoir comparer ce que vous avez projeté avec le terrain réel, ce qui n’est pas rien je vous l’accorde. Mais le plus important dans cet exercice est d’automatiser ces cinq actions fondamentales. Repassez-vous vos erreurs passées en tête - et Dieu sait si pour la plupart d’entre nous elles sont nombreuses - et vous verrez que bien souvent elles viennent du non respect d’une de ces règles. L’intérêt est également de donner du corps au footing, de lui donner une densité qu’il n’a pas en temps normal, surtout quand on le fait seul.

Des années après, on peut parfois se repasser en tête l’intégralité d’une course, tous les paysages traversés (on n’oublie pas non plus les erreurs commises, ce qui ne nous empêche pas de refaire les mêmes, pris par notre élan et notre manque d’entraînement du mercredi soir). Et bien, il en est de même pour certains de ces footings particulièrement réussis. A la faveur d’une bonne concentration, d’une bonne carte, d’une bonne forme ce jour là, on peut y retrouver un peu de cette intensité que nous vivons en course. La différence est que ce footing se matérialisera dans vos « souvenirs des bons moments sportifs » par l’association, par exemple, d’une carte de Suède pour la lecture et de chemins creux de la vallée de Chevreuse pour la course.

Ce point est pour moi au centre du plaisir que me procure ce sport : le fait de porter une attention soutenue à la carte et à la forêt permet d’une part de jouir pleinement de la découverte du paysage (le plaisir, la surprise - parfois l’incompréhension - de découvrir ce qu’on avait imaginé en lisant la carte) et d’autre part d’ « imprimer » en soi le déroulement de la course, laissant ainsi de bons souvenirs durables. Plus la course sera réussie et meilleure sera votre technique - bonne lecture de carte, bonne adéquation entre ce qu’on anticipe sur la carte et ce qu’on rencontre ensuite sur le terrain - meilleure sera notre appréhension de la forêt et meilleurs seront nos souvenirs de ces minutes, voir ces heures passées en forêt. Dans ce cas, pourquoi ne pas simplement faire une rando en forêt me direz-vous ? N’oublions pas l’aspect compétition, complémentaire de ce qui est dit plus haut. Mais même avec l’esprit de compétition, il vaut mieux en CO, avant l’idée d’effort et de « défonce », faire passer d’abord la maîtrise de la lecture de carte et donc une certaine retenue dans l’effort (pour cela reportez-vous à l’article sur la vitesse de course). Donc, cherchez avant tout du plaisir et les résultats n’en seront que meilleurs. Et je ne pense pas que le plaisir ait quelque chose à voir avec l’idée de compétition. J’en connaîs qui me diront « si si ! »

Je vous pose donc cette question : quelle est, en dehors des aspects inhérents à toute activité sportive en club - passer de bon moments avec des personnes partageant votre passion - , quelle est votre motivation profonde, quel est le moteur secret qui vous pousse à vous jeter à corps perdu dans la traversée de vert3, dans le saut de fossés pas toujours secs et autres aventures ? Notre rédacteur en chef se fera un plaisir de nous livrer vos envolées lyriques le mois prochain.
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