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Fondamentaux : la vitesse de course

Vous vous êtes sûrement déjà demandé pourquoi malgré votre niveau de course correct vous pouvez êtres distancés par des coureurs intrinsèquement un peu moins rapides que vous. Autre remarque, avez-vous déjà essayé de tenir un raisonnement intellectuel en courant à plus de 12 km/h ? C’est assez difficile ! Vous ralentissez à 10 voire à 8 km/h et vos idées se mettent tout de suite plus facilement en place. La course d’orientation, c’est à la fois un effort intellectuel et un effort physique à 50/50. Il ne faut surtout pas négliger l’un des aspects.

L’effort intellectuel ne sera possible que si vous savez maîtriser parfaitement votre vitesse de course : c’est une des clefs pour maîtriser l’art de la course d’orientation : comment se déplacer le plus rapidement possible en gardant son cerveau en état de fonctionner !

Cet article tente de vous apporter quelques éléments de réponse.

Départ pour l’attaque du 1er poste

Il est convenu de dire que votre vitesse de course doit être relativement lente pour aller au premier poste. Je ne sais plus quel champion du monde a dit que les meilleures courses qu’il a faites, il les a commencées en marchant ! C’est sûrement exagéré mais l’idée est intéressante !

Gardons cet état d’esprit pour commencer une course. Pour le départ : restons cool !

En effet beaucoup de choses sont à régler rapidement et simultanément dans cette phase très particulière de votre course :

-  Entrer dans la carte, c’est-à-dire saisir le plus vite possible le mode de raisonnement du cartographe : comment est le vert 3, vert 2, vert 1, les layons sont-ils tous représentés, dans quel état se trouve la végétation (elle peut être différente sur la carte en fonction de la saison).

-  Régler son « calculateur interne » sur l’échelle de la carte (il faut avoir le « feeling » des distances le plus rapidement possible),

-  Ne pas brûler votre réserve de glycogène tout de suite, laisser chauffer la machine surtout si la mise en jambe d’avant course vous est trop rébarbative ou que vous n’avez pas eu le temps (20 minutes minimum), vous risquez au mieux une défaillance en fin de course, au pire une blessure comme un claquage.

-  Sécuriser le cheminement jusqu’à la première balise.

L’attaque de poste

Passé le point d’attaque, on change de rythme, c’est à dire qu’on ralentit, qu’on lève la tête avec à l’esprit la représentation mentale de l’environnement du poste (travail de mémorisation). On examine le relief, la végétation (son type, sa densité...), la forme des rochers, l’orientation d’une falaise... On peut tenir compte également des autres coureurs, mais attention à la perte de concentration (surtout dans les grandes courses nationales ou interrégionales où il y a souvent plusieurs balises très proches et où il est plus efficace de rester concentré).

Un inter-poste court

L’attitude que vous devez avoir est la même que pour l’attaque de poste : il s’agit de ralentir et de bien prendre son azimut. Il y a souvent ici bien plus à perdre en courant vite qu’en assurant sa direction de course plus finement (boussole + lecture de carte précise). Prenez 10 secondes de plus pour bien lire la carte c’est le meilleur conseil que l’on puisse donner.

Un inter-poste long

A ce stade on peut mettre les gaz mais surtout sans sur-régime. En effet un passage en zone rouge vous fera perdre assez rapidement votre lucidité et alors là adieu suivi d’itinéraire précis, passage par le point d’attaque, lecture de carte, une erreur de 180° est si vite arrivée !


Il faut rester capable d’utiliser ce temps de course pour anticiper les prochaines balises, c’est-à-dire, pas uniquement celle qui suit juste, mais pas trop non plus, certains d’entre nous se rappelleront de leurs mésaventures à cet exercice. Votre rythme peut être plus soutenu mais il faut pouvoir jeter un coup d’oeil sur la carte, ce sera votre allure de semi-marathon pour les spécialistes. Le piège à éviter est de laisser votre esprit partir divaguer sur vos prochaines vacances ou toutes pensées qui ne concernent pas votre course : il faut absolument rester concentré et le meilleur moyen est d’imposer à votre cerveau un travail permanent sur l’anticipation des prochaines balises. L’expérience montre et vous pourrez le vérifiez en regardant les résultats des inter-postes de courses nationales ou régionales que ceux qui font les meilleurs temps de course sur les inter-postes longs font souvent une grosse erreur sur la (ou les) balise(s) suivante(s). Donc ne vous contentez pas de courir comme un âne !

Terrain technique style zone rocheuse à Fontainebleau

La course est ralentie car la lecture de carte doit être faite presque d’une manière continue. Ne pas hésiter à s’arrêter pour lire la carte en détail. Les moindres détails de la carte (relief, forme des rochers) doivent être exploités.

Vous apercevez le poste de très loin (cas relativement rare il est vrai)

Ne changez rien à votre allure de course, résistez à la tentation ! Consolidez plutôt la suite de votre course en utilisant une tranquillité d’esprit temporaire (vous n’avez plus le stress de la chasse de la balise puisque vous en êtes sûr, elle est là et vous la voyez, quel bonheur !) pour anticiper tout de suite la sortie de poste, le point d’attaque de la balise suivante et le cheminement, même grossier, suivant. Il n’y aurait que quelques secondes à gagner sur cette balise si vous accélérez mais peut être quelques minutes à perdre sur les suivantes si vous n’avez pas anticipé.

Les derniers postes de la course

L’objectif n’est pas d’arriver complètement épuisé. Il faut garder encore des réserves pour passer la balise 99 ne serait-ce que pour être capable de sprinter. Gardez des forces pour la fin car bien souvent les dernières balises demandent du rythme et de la précision. Sans la lucidité nécessaire beaucoup de temps peut être bêtement perdu à ce moment là. Ne vous laissez pas griser par la musique ou le micro de l’arrivée, restez concentré sur votre vitesse de course qui ne doit pas s’emballer. Les meilleures courses sont toujours réalisées quand on a le sentiment à l’arrivée qu’on aurait pu courir plus, vite jamais quand on arrive sur les rotules. N’oubliez pas que le premier n’est jamais fatigué !

Vous venez de faire une terrible erreur avec un poste à 20 minutes ou bien vous êtes blessé ou fatigué

Ce n’est pas en courant plus vite que vous allez rattraper le temps perdu. La stratégie à appliquer dans ce cas là est de tout faire pour ne plus faire d’erreur. Il faut absolument ralentir votre course et retrouver la lucidité pour plus de plaisir. Le résultat final de votre course n’est absolument pas pénalisé. Sachez bien que tous les coureurs font des erreurs. Celui qui gagne est celui qui en fait le moins.

Fort dénivelé en montée

Rien ne sert de courir, il est bien plus efficace de marcher en soufflant bien fort et en s’aidant de ses bras pour s’appuyer sur ses genoux. Mais attention de ne pas marcher non plus trop vite dans une côte pour ne pas perdre sa lucidité.

Privilégier la course sans faute au détriment de la vitesse Une course sans faute signifie que vous avez choisi le cheminement le plus rapide ou le plus court (au plus près du trait rouge) et que vous avez visé la balise directement après être passé par le point d’attaque.


L’allure de votre course sera fonction de votre niveau technique. En effet une erreur signifie bien souvent que vous allez trop vite ou que la lecture de carte n’a pas été suffisante.

Commençons par le commencement : il s’agit de connaître votre vitesse de course idéale pour ne plus faire d’erreur. C’est simple : il suffit de ralentir quand vous faites des erreurs. Une fois acquise cette vitesse, celle qui correspond à votre niveau technique, vous pouvez l’augmenter au fur et à mesure de vos progrès techniques. Ne mettez pas la charrue avant les bœufs ! La technique vous permettra de dominer votre sujet et de rester offensif dans votre course. Cela concerne entre autre l’orientation automatique de la carte, le choix de l’itinéraire en utilisant des mains courantes de moins en moins évidente, le choix du point d’attaque, la mémorisation (numéro de balise, sa définition), le choix de la sortie de poste, l’anticipation des inter-postes suivants, la lecture de plus en plus rapide des détails de la carte (cela fait beaucoup de chose à faire tout en produisant un effort physique). Si vous avez réussi à faire tout cela et que votre condition physique vous permet d’accélérer encore un peu, alors vous êtes sur la bonne voie et en pleine phase de progression. Pour conclure, une morale en forme de devise : il est plus rapide de marcher dans la bonne direction que de courir dans la mauvaise.

Je le vérifie à chacune de mes courses et c’est très énervant !

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