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Fondamentaux : Techniques de la boussole

Quoi de plus fondamental que l’utilisation de la boussole pour un orienteur ?

N’ayant pas la prétention de pouvoir donner des conseils suffisamment pertinents pour améliorer votre technique d’orientation au vue de ma trop courte expérience, je vous livre ici un papier largement inspiré d’un article écrit par un orienteur sûrement bien plus confirmé que moi, Eoin Rothery, pour la revue « l’Orienteur Australien » dans l’édition de l’hiver 2002.

L’idée de vous faire partager cet article quand je l’ai lu est que je crois qu’il ne faut jamais oublier les fondamentaux du sport que vous pratiquez et qu’il est bon d’y revenir périodiquement quelque soit son niveau.

Prendre un cap (ou un azimut pour les orienteurs que nous sommes) à la boussole

Si vous parlez « d’orientation à la boussole » à quelqu’un (hors de votre cercle de connaissances d’orienteurs), vous évoquerez inconsciemment dans l’esprit de votre interlocuteur l’image d’une troupe de scouts ou de militaires crapahutant au milieu de nulle part dans la montagne ou bien dans la forêt pendant des kilomètres gardant scrupuleusement leur cap en ligne droite. Quand survient un obstacle infranchissable la troupe s’arrête, prend un cap à angle droit jusqu’à ce qu’elle puisse reprendre le cap initial avant de s’arrêter une nouvelle fois pour revenir sur la ligne initiale. Cette méthode ne paraît pas très facile ni très rapide pour un orienteur.

Savoir faire un azimut est pourtant souvent la meilleure solution quand nous avons un inter-poste court et son application fait partie obligatoirement de la panoplie d’un orienteur aguerri alliée à une lecture fine de sa carte.

Une boussole de type « plaquette » permettra de faire un azimut plus précis qu’une boussole « pouce », mais les deux donneront des résultats acceptables si vous prenez quelques précautions. En effet une utilisation correcte d’une boussole plaquette ne doit pas donner plus que 2 degrés d’erreur. Cela se traduit par une erreur de 20 m sur une distance de 500 m. Mais dans la grande majorité des cas, l’azimut se fera sur une distance beaucoup moins grande. Autorisant une erreur de 5 degrés avec une boussole pouce, mais vous devriez faire mieux que cela, cela donne une erreur de 45 m sur une distance similaire. La clé pour atteindre cette précision est de bien faire attention à la manipulation. Tout d’abord il faut bien aligner le bord de sa boussole sur la ligne imaginaire entre les 2 points (celui où l’on est et celui que l’on veut atteindre) ou bien sur le trait rouge entre 2 postes. Ensuite la boussole doit être tenue bien à l’horizontale et juste devant vous pour bien voir la bonne direction à prendre. A ce moment-là la flèche rouge de la boussole indiquant le nord doit être parallèle aux lignes bleues (ou noires) de la carte qui, elles aussi, indiquent le nord. Pour suivre le cap ou l’azimut ainsi défini vous devez choisir un élément remarquable du terrain dans la direction à suivre (un arbre particulier, une clairière, un pylône, etc.) et courir ou marcher jusqu’à ce point. A ce niveau, attention, votre cible ne doit jamais être trop éloignée. En effet, c’est fou comme tous les arbres se ressemblent et la vision que vous avez d’un objet à une certaine distance peut être bien différente quand vous vous en approchez. Pour être rapide et fiable coupez votre azimut en une multitude de petites étapes bien identifiables !

Orienter sa carte

L’utilisation d’une boussole est très riche et ne se limite pas seulement à faire un azimut. Orienter sa carte est la première utilisation d’une boussole pour un orienteur. Cela devrait même être un réflexe qui doit arriver au minimum une fois sur un inter-poste ou bien à chacune des étapes d’un inter-poste (sortie de poste, trajet jusqu’au point d’attaque, sortie du point d’attaque). Cela est beaucoup plus aisé à faire avec une boussole pouce qu’avec une boussole plaquette. L’application de cette technique, qui vous semblera peut être inutile et perte de temps au début, vous permettra de vous construire un style d’orientation fondé à la fois sur une course en ligne droite (au plus près de la ligne rouge) et sur l’anticipation grâce à une lecture fine de la carte : « Je cherche par où je vais passer plutôt que de chercher où je suis ! » Le problème avec la boussole pouce est que votre pouce n’est pas en fait sur la carte et que la boussole elle-même peut très bien cacher des détails importants. Mettre son pouce sur la carte (possible avec une boussole plaquette) vous donnera un meilleur contrôle de l’endroit où vous êtes et vous pourrez le bouger quand vous atteindrez un point remarquable de la carte.

Orientation sommaire

L’utilisation la plus courante d’une boussole plaquette est la technique dite « d’orientation sommaire ». Il s’agit d’estimer en lisant uniquement la carte dans quelle direction principale il faut se diriger : Nord, Nord-est, Est, etc., et, tout en courant de prendre son cap à la boussole sans la tenir sur sa carte. Ce style d’orientation privilégie la vitesse de course entre des points facilement identifiables, le but étant de simplifier le plus possible sa carte. La palette de couleurs circulaire des boussoles (pouces ou plates) facilite l’utilisation de cette orientation. Des modèles comme la Spectra system de Silva permettent d’identifier jusqu’à douze directions.

Se recaler

La boussole peut être d’une grande utilité pour ce qu’on appelle « se recaler ». Si vous n’êtes pas sûr de l’endroit où vous vous trouvez et que vous croisez une main courante (chemin, clôture ou ruisseau), la boussole doit être utilisée pour vérifier la direction de la main courante et ensuite vérifier sur la carte à quel endroit cela peut correspondre.

La même méthode peut être utilisée avec le dénivelé, les rentrants ou formes remarquables du terrain telles que par exemple les lignes de crêtes qui peuvent jouer le rôle de mains courantes, bien que cela ne saute pas forcément aux yeux sur la carte.

Si vous êtes sur une de ces mains courantes, et que vous pouvez apercevoir à une certaine distance un élément remarquable du terrain, vous pouvez faire un azimut sur ce point remarquable et en déduire où vous êtes sur la main courante.

Si vous n’êtes pas sur une main courante les choses vont être plus compliquées. Vous avez besoin dans ce cas d’identifier dans votre champ de vision deux éléments marqués sur votre carte (un pylône, un col, une butte, un bosquet, ...). Il suffit alors de faire un azimut sur ces deux éléments et vous vous trouvez à l’intersection de ces deux azimuts. Cela prend beaucoup de temps et il faut vraiment être dans une situation désespérée pour utiliser cette technique en compétition.

Entraînement

Chacune de ces techniques peut être utile au cours de vos différentes allures de course. Aussi, chacune doit être testée à l’entraînement (le mercredi soir à partir de 20h pour rappel) pour qu’elle se transforme en automatisme.

L’entraînement doit servir à acquérir ces techniques et il n’est pas nécessaire de faire des exercices compliqués. Rien ne sert de faire systématiquement des azimuts sur des rochers au milieu du V2. Il vaut mieux viser des jonctions de chemins ! En effet, la précision de la carte est primordiale et il y a beaucoup plus de chances qu’une jonction de chemin soit placée au bon endroit sur la carte qu’un objet comme un rocher ou une charbonnière qui n’a peut-être pas été positionné correctement ou alors légèrement déplacé pour améliorer la lisibilité de la carte !

Mais là, je fais entièrement confiance aux animateurs du mercredi soir, Philippe en tête, pour vous proposer les exercices les plus pertinents pour votre progression technique et avoir ainsi encore plus de plaisir à courir en forêt.
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